Généralités
Superficie : 196200 km²
Langues : français (langue officielle), wolof, sérère, peul, dioula, etc.
Capitale : Dakar
Monnaie : le franc CFA.1 € = 655 FCFA.
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’État : Abdoulaye WADE, depuis mars 2000
Géographie
Le Sénégal est divisé en cinq régions naturelles :
- La région maritime ou sud-canarienne s’étend le long de l’Atlantique de Saint Louis à la Gambie. Jusqu’à Dakar, la côte est formée d’alignements de dunes. Plus au sud, le littoral est coupé par la presqu’île volcanique du Cap Vert où s’abrite le port naturel de Dakar, considéré comme le meilleur mouillage de toute l’Afrique.
- La zone subtropicale de la Basse Casamance est une région aux dimensions réduites où s’est développée une agriculture riche et variée : riz, mil, maïs, nombreux fruits…
- Vers le nord et le nord-est, la forêt fait place à la zone soudanienne, paysage de savane arborée, parsemée de rôniers, d’épineux et de basbalas.
- Au nord-est de la région précédente s’étend le Ferlo, vaste territoire de steppe semi-désertique.
- Entre ce dernier et le fleuve Sénégal, c’est le Sahel (en arabe, rivage) zone intermédiaire entre la steppe et le désert du Sahara. Le climat y est chaud et sec, avec des températures atteignant 46 °C en mai.
Climat
Au Sénégal, l’année compte deux saisons : la saison des pluies et la saison sèche. La première dure normalement de juin à octobre. Elle est caractérisée par des pluies très abondantes et une température pouvant atteindre les 50 °C dans les terres, 35-40 °C à Dakar.
Ces pluies ont toujours un mois d’avance dans le Sud du pays. C’est un moment important puisqu’il marque le retour au village pour les cultures. La saison sèche s’étend sur le reste de l’année : il pleut très rarement et la température peut descendre jusqu’à 8-10 °C.
Histoire
On ne sait rien des origines du Sénégal, sinon qu’elles se perdent dans la nuit des temps. Quant au nom même du pays, certains linguistes estiment qu’il viendrait du wolof (langue vernaculaire du Sénégal – suñu gal, qui signifie « notre pirogue »).
Du IIe au XIe siècle, c’est l’empire du Ghana qui occupe en grande partie le territoire de l’Afrique de l’Ouest. C’est un empire prospère, peuplé de Peuls, de Wolofs et de Sérères, de religion animiste. Il sera renversé par les Almoravides, venus du Sud marocain, et par les Toucouleurs, dont le chef peul Wara Oyobé, vassal du Ghana, s’est converti à l’islam avec une grande partie de la population et a fait sécession.
Vers la fin du XIIe siècle, un second empire noir surgit, celui du Mali, appelé aussi empire Malinké. C’est en 1312, sous le règne de Kaskan Moussa, musulman pieux et sage, que l’empire atteint son apogée, s’étendant de l’océan Atlantique à Agadès, et de la forêt guinéenne au cœur du Sahara.
Ensuite, c’est la décadence, les Malinkés s’enfuient en Casamance d’où ils ne bougeront plus. Au XIIIe siècle, l’empire du Djolof leur succède, couvrant le centre du Sénégal. Cet État sera le creuset de l’unité culturelle des Wolofs, qui forment aujourd’hui le plus important groupe ethnique du pays.
Au XVe siècle, des colons portugais s’établissent à Gorée, baptisée alors Palma, qui sert bientôt de relais pour les caravelles en route vers les Indes et le Brésil. De là, ils ouvrent des comptoirs commerciaux dans les principaux villages côtiers.
Au XVIe siècle commence la traite des esclaves, qui s’amplifiera jusqu’au XIX e. En 1617, les Hollandais achètent Palma et la rebaptisent Goede Reede (Bonne Rade), qui, par contraction, donnera Gorée. 1626-1659 : fondation de la future ville de Saint-Louis par les Français. À la fin du XVIIe, Gorée est prise par les Anglais, évincés à leur tour par les Français.
De 1758 à 1814, Gorée et la concession royale du Sénégal (Saint-Louis) sont l’objet de la compétition toujours indécise entre la France et l’Angleterre. La Compagnie des Indes Occidentales, à laquelle ont été cédés de nombreux bâtiments, connaît un essor extraordinaire grâce à son commerce triangulaire.
Le 30 mai 1814 est signé le traité de Paris, qui donne définitivement le Sénégal à la France, c’est-à-dire Gorée et Saint-Louis. En 1848, abolition de l’esclavage. De 1854 à 1865, Faidherbe devient gouverneur de la colonie et entreprend la réunification des minuscules royaumes rivaux (Kayor, Walo, Sine, Fouk) qui avaient subsisté jusque-là.
Il décide aussi de relier Saint-Louis à Dakar qui vient d’être fondé. La voie devra permettre l’évacuation de l’arachide, dont la culture ne cesse de se développer depuis 1840.Faidherbe conquiert les royaumes du Djolof et de Kayor, et peut enfin se consacrer à la mise en valeur de la colonie.
1895 voit la création du gouvernement général de l’Afrique Occidentale Française (AOF). À partir de cette période, Dakar connaît une grande expansion, tandis que Saint-Louis se dépeuple considérablement. En 1916, suite à l’engagement de Sénégalais dans la guerre de 1914-1918, on vote une loi accordant le statut de citoyens français aux habitants des quatre communes de Dakar, Saint-Louis, Gorée et Rufisque.
Le 25 avril 1946, la loi Lamine Gueye est adoptée. Il y est stipulé que « tous les ressortissants des Territoires d’Outre-Mer ont la qualité de citoyens, au même titre que les nationaux français de la Métropole ou des TOM ».
Le 27 octobre, la IVe République institue l’Union française : le Sénégal est partie intégrante de la République française.
1956 voit le vote d’une loi-cadre créant huit États semi-autonomes en AOF, dont le Sénégal. En décembre 1958, Léopold Sédar Senghor crée la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal, le Soudan, le Niger et la Haute Volta.
Le 20 juin 1960 est signée l’indépendance du Mali, duquel s’étaient retirés le Niger et la Haute Volta. Deux mois plus tard, le 20 août, le Sénégal se proclame indépendant de la république du Mali, dont le Soudan garde le nom. Senghor est élu président de la république du Sénégal.
Langues
À chaque ethnie correspond une langue, ou même plusieurs. Il en est ainsi chez les Diolas, qui ne se comprennent pas toujours entre eux. En raison du melting pot culturel qui caractérise le Sénégal, il est fréquent qu’une personne parle trois, quatre, voire cinq langues différentes. La langue officielle est le français, et la langue véhiculaire le wolof. Dans notre quartier, nombreux sont ceux qui ne parlent ni ne comprennent le français.
Religions
Musulmans : 80 % ; catholiques : 5 % ; protestants : 5 %. Les vieilles croyances animistes se maintiennent partout, même chez les musulmans et chez les chrétiens.
L’islamisation du pays a débuté au XIe siècle avec l’arrivée des Almoravides, moines guerriers berbères sahariens. Mais, malgré leur dynamisme, ils ne parvinrent pas à faire pénétrer l’islam dans les masses sénégalaises.
Il fallut attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour cela, avec l’apparition des grandes confréries musulmanes, notamment celles des Mourides et des Tidjanes. Les premiers (en arabe, mouride signifie « aspirant, novice ») sont les disciples du marabout Amadou Bamba, à la fois saint homme, apôtre et militant politique. Le succès du mouridisme s’explique en partie par le fait qu’il assimile à l’islam certaines valeurs traditionnelles de la société wolof, par exemple il sanctifie le travail.
Le catholicisme a été propagé par les missionnaires portugais en Casamance, suivis des prêtres français.
Malgré l’islam et les missions catholiques, les griots (conteurs, musiciens virtuoses, magiciens, sorciers, sages, médecins, envoûteurs, prêtres… ) et les marabouts conservent toujours leur pouvoir, dirigent les rites funéraires, intercèdent auprès des « forces », prophétisent, protègent à l’aide de gris-gris et d’amulettes que leurs fidèles doivent porter en permanence.